Covid-19 : ce facteur de risque exposerait davantage aux formes sévères que la plupart des comorbidités connues


Une récente étude américaine révèle l’existence d’un facteur de risque qui exposerait signi-ficativement à une forme grave de la Covid-19 chez les patients positifs. Une mauvaise ha-bitude, qui serait encore plus nocive que l’obésité, l’hypertension artérielle et le diabète, face au virus.

Depuis le début de la crise sanitaire, les spécialistes ont pu identifier certains facteurs qui pou-vaient exposer à un risque élevé de complications chez les patients positifs à la Covid-19.
L’âge avancé, l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle ou encore les troubles respiratoires chroniques, figurent sur cette liste des facteurs de risque de forme grave.

Hygiène de vie : de mauvaises habitudes au quotidien exposeraient à des risques de formes sévères de la Covid-19
De mauvaises habitudes au quotidien pourraient également s’ajouter à ces facteurs connus. Une étude britannique, parue dans l’International Journal of Obesity le mois dernier, révélait déjà, que marcher lentement augmentait les risques de développer une forme grave de la Covid-19.
Plus récemment, c’est une étude américaine, qui pointe du doigt le manque d’exercice physique comme l’une des causes de développement des formes sévères de la maladie.
Les travaux, publiés dans le British Journal of Sports Medicine, affirment que « l’inactivité phy-sique est associée à un risque plus élevé de formes graves de Covid-19 ».

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données médicales de 48.440 patients qui avaient contracté le virus entre janvier 2020 et octobre 2020.
Ils ont pu constater que les patients positifs à la Covid-19 et qui étaient « constamment inactifs » durant les années qui précédaient la pandémie, présentaient un risque plus élevé d’hospitalisation, d’admission en soins intensifs, et même de décès, comparés aux patients qui avaient l’habitude de pratiquer une activité physique régulière.

Covid-19 : adopter les bons réflexes santé, pour prévenir les formes graves
Dans la liste des facteurs de risque associés à une forme grave de la maladie, les auteurs de cette étude placent en tête l’âge avancé, et certains antécédents médicaux comme une greffe d’organe, suivis de près par le manque d’activité physique.
L’obésité, l’hypertension artérielle ou encore le diabète seraient des facteurs moins impactants que l’inactivité physique, toujours selon les chercheurs américains.
En partant du constat que le « respect constant des directives en matière d’activité physique était fortement associé à une réduction du risque de formes graves chez les adultes infectés », le Docteur Robert Sallis et son équipe, rappellent aux organismes de santé publique et au corps médical l’intérêt de mettre en place une campagne de grande ampleur pour promouvoir l’activité physique au quotidien.