2020 : du sport et… un bébé !


Selon une étude, pratiquer régulièrement une activité physique a des effets positifs sur la mobilité des spermatozoïdes et peut améliorer la fécondité.

« L’an prochain, je me remets au sport ! » C’est l’une des bonnes résolutions préférées des Français chaque 1er janvier. Si l’idée est toujours bonne, elle l’est particulièrement pour les personnes désireuses d’avoir un enfant.

Une étude sino-américaine montre les conséquences directes du sport sur les spermatozoïdes des hommes en bonne santé.

Bin Sun de la Huazhong University of Science and Technology à Wuhan (Chine) et ses collègues rappellent d’emblée que, si un effet bénéfique de l’activité physique sur la qualité du sperme était admis depuis un certain temps, il n’avait jusqu’à présent jamais pu être scientifiquement prouvé ni mesuré. Pour une simple raison : la plupart des études avaient été menées chez des athlètes d’endurance ou des couples candidats à un traitement de l’infertilité.

Gain de 15 %
Cette fois, les chercheurs se sont intéressés à la qualité du sperme en fonction du niveau d’activité physique déclaré chez 746 donneurs de sperme potentiels, qui ont effectué des dons répétés pendant six mois. L’activité physique de ces hommes a été mesurée par la méthode dite « de l’équivalent métabolique » (Metabolic Equivalent of Task, MET), qui reflète l’intensité des efforts et la dépense énergétique. Les chercheurs ont ainsi déterminé l’activité physique totale (MET totaux), l’activité physique modérée à vigoureuse (MET modérés à vigoureux) et le temps de sédentarité.

Ils montrent que les MET totaux et les MET modérés à vigoureux sont associés aux taux de spermatozoïdes mobiles et de spermatozoïdes mobiles progressifs. Le gain peut dépasser les 15 %, ce qui n’est pas négligeable. « Maintenir un exercice régulier peut améliorer les paramètres de qualité du sperme chez les hommes sains non infertiles, ce qui renforce les preuves existantes que l’activité physique peut améliorer la santé reproductive masculine », concluent les auteurs.

Moins de risque de dépression post-partum
Chez les femmes, les bienfaits de l’activité physique sont également désormais prouvés. Selon différents travaux, celles qui s’y adonnent le plus régulièrement ont moins tendance à prendre du poids durant la grossesse, à développer un diabète gestationnel ou encore à faire une dépression du post-partum que les autres. Et, surtout, il est désormais prouvé que le fait de pratiquer régulièrement des exercices améliore la fécondité de celles en surpoids.