Enfants : le sport pour gérer les émotions


Faire du sport est bon pour la santé, des adultes mais aussi des enfants dès le plus jeune âge. Outre la prévention de l’obésité, une récente étude révèle un bénéfice peu connu de l’activité physique pour les plus jeunes : une meilleure gestion de leurs émotions.

Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, « les enfants et jeunes gens âgés de 5 à 17 ans devraient accumuler au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue ». Avec les mesures prises ces derniers mois en raison de la crise sanitaire, nombreux sont les enfants et adolescents à n’avoir pas pu remplir ce cahier des charges. Or si l’activité physique permet de maintenir un poids de forme et de défouler toute l’énergie de la jeunesse, elle offre bien d’autres bénéfices. Parmi eux, la gestion des émotions.

Atténuer les inégalités scolaires

Afin de s’assurer de ce bienfait de l’activité physique chez les enfants et adolescents, une équipe britannique a suivi 4 043 enfants. Ils ont demandé aux parents et aux enseignants de ces jeunes de répondre à des questionnaires mesurant les compétences émotionnelles et comportementales des participants à 7, 11 et 14 ans. En parallèle, des données concernant leur degré d’activité physique quotidien ont été réunies.

Le résultat est sans appel : l’activité physique améliore la régulation émotionnelle à tous les âges. Et en grandissant, cette gestion émotionnelle se transforme également en régulation du comportement. C’est le cas à partir de 11 ans, mais pas encore à 7 ans. A tous les stades cela dit, cette meilleure gestion intérieure se répercute en termes de réussite scolaire. Autre point : ces bénéfices sont d’autant plus visibles chez des enfants issus d’un milieu défavorisé.

Voilà pourquoi les auteurs insistent sur l’importance de proposer une activité physique régulière et suffisante à tous les enfants, notamment par le biais de l’école. Permettant ainsi entre autres, d’atténuer les inégalités académiques.